1900

Mardi 21 octobre 2008

De fins souliers

au cuir noir et verni

foulaient le lundi

quand tombait la nuit

l’homme impliqué

dans les affaires et l’immobilier,

sa maîtresse l’avait abandonné

une semaine plus tôt déjà

lui préférant de blondes boucles,

mais la vengeance est un plat

qui se mange froid,

la femme ne se doutant de rien

attendant que son mari rentrât

apprenait la lecture

à sa progéniture.

Par demichel poesie
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Mardi 21 octobre 2008

Le parquet craque et du bois

brûle dans l’âtre de la cheminée,

les meubles encore d’autres temps

ornent la salle à manger

les beaux tissus de la maîtresse de maison les recouvrent,

chat et enfant attendent le souper,

mais pour l’instant la table

n’est point encore mise,

la pénombre gagne les mansardes.

Par demichel poesie
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Jeudi 16 octobre 2008

L’oncle

qui revenait d’Angleterre

armé de coton, gâteaux et théières

parlait sans cesse

tout le monde de l’écouter

oh tu aurais dû donner

de tes nouvelles

nous avons tant pensé à toi

il fait un peu sombre dans la pièce

la nièce s’amourache

du tonton à la fine moustache

qui s’en revient de l’étranger

qui lui a dit

tu es une femme maintenant

alors que sous son corsage

son sein pointe.

Par demichel poesie
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Jeudi 16 octobre 2008

Les chevaux

portaient oeillets noirs et ronds

que scrutaient les enfants,

les journaux parlaient

laïcité de l’école

ou de Bande à Bonnot ;

rarement les pères trouvaient ce genre de mot

je me suis engagé à bord d’un bateau

je reviens dans dix mois

excuse-moi papa

mais si tel était le cas

l’enfant s’interdisait

les joyaux familiaux

et le mariage avec la petite Cécile ;

au soir les cuillers

allaient s’immerger

dans une soupe épaisse et chaude.

Par demichel poesie
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Dimanche 5 octobre 2008

Le ciel et la Prusse

se tenaient tranquilles ;

la monnaie se donnait du mal

pour ne point se déprécier

des montreurs de singe

récoltaient quelques deniers ;

des ouvriers travaillaient

à la construction de la gare saint-Lazare

sur les marchés colorées

les fleurs débordaient de leurs casiers.

Par demichel poesie
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