LES GRANDS COMBATS

Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 19:16

TU

dans mon cauchemar il y avait

Dieu, Camus, et moi

et il y avait surtout toi

Camus était l'auteur

et aussi là à cause de ce mot : Combats

moi simple spectateur

et toi tu étais là à cause de ce mot aussi

tu combattais ta terrible maladie

grande actrice le rôle que t'avait réservé

le metteur en scène était tragique

le coucher de ta vie dramatique

 

 

 

JE

Par demichel poesie - Publié dans : LES GRANDS COMBATS
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 19:13

dans mon cauchemar je me suis revu,

je regrettais de n'être pas

allé encore plus vers toi

c'était un mois avant ta mort

c'était une mort avant ton moi

nous avions rendez-vous entre amis

chez effe et pé Eledjedi

ce soir-là j'étais arrivé un peu en avance

de même que la mort pour toi était arrivée en avance

cela vaut-il le coup de croire ah ça non pas de chance

nous en avons profité pour parler

toi et moi /  moi et toi / vous et nous

tous deux nous avons papoté

mais sans avoir crevé l'abcès

tu étais dans ton grand fauteuil immobile

toi aussi grande / toi aussi immobile

moi tout petit tout blanc tout livide

c'est mon rôle de figurant qui voulait ça

en face de moi la mort me parlait

d'amour de vie de mort des filles

tu n'étais déjà plus que paroles et morphine

et pourtant pour moi / bien plus que tout ça

dans ton grand combat

un grand reproche est sorti de ta bouche

dehors les grandes chaleurs dedans la froide douche

 

 

 

VAIS

Par demichel poesie - Publié dans : LES GRANDS COMBATS
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 19:09

dans mon cauchemar je regrettai

de n'être pas allé m'agenouiller

à tes pieds tu m'aurais peut-être pardonné

rien qu'avec la parole je n'ai pu m'excuser

non en fait j'aurais voulu te toucher

comme Saint-Thomas te serrer dans mes bras

ou bien simplement t'effleurer le bout des doigts

or sans ton "JE VAIS BIENTOT MOURIR"

je n'ai pas osé te toucher

c'était les derniers soupirs

mais j'avais besoin de te l'entendre dire

depuis ma culpabilité catholique s'en donne à coeur joie

d'avoir entendu cette sentence-là :

"TU N'ES PAS VENU AVANT"

sans avoir entendu cette phrase-là :

"JE VAIS BIENTOT MOURIR".





BIENTOT MOURIR








                                                                                                                                                                   28 août 2009

Par demichel poesie - Publié dans : LES GRANDS COMBATS
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